Rôles et Légendes
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 Légendes de 111 à Fin

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Rhadamante

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MessageSujet: Légendes de 111 à Fin   Légendes de 111 à Fin Icon_minitime2/2/2007, 04:11

La Dame d'Orhy

Un jour, un berger découvrit dans un gouffre de la région d'Orhy une femme qui se peignait avec un peigne en or. Elle dit au berger :
"- Si, le jour de la Saint Jean, tu me portes sur tes épaules pour sortir de ce lieu, je te donnerai autant de richesses que tu voudras ; mais tu ne devras avoir peur de rien, quoiqu'il arrive."
Le berger promit et, le jour de la Saint Jean, il prit la femme sur ses épaules et commença à marcher. Mais aussitôt, toutes sortes d'animaux sauvages ainsi qu'un énorme serpent qui crachait du feu, sortirent sur le chemin et l'effrayèrent.
Alors, laissant la femme sur place, il se mit à courir et sortit du gouffre. La femme criait :
"- Malheur à moi, je suis encore ici pour mille ans ! "
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MessageSujet: Re: Légendes de 111 à Fin   Légendes de 111 à Fin Icon_minitime2/2/2007, 04:44

Les lamiñak au pont d'Utsalea

Il y a quelques deux ou trois cents ans, les Lamiñak, dit-on, avaient une demeure à Saint-Pée, sous le pont d'Utsalea. Mais, on avait beau y regarder, personne ne pouvait rien savoir de cette retraite. Une fois, cependant, raconte-t-on, un de ces Lamiñak allait mourir. Ses compagnons savaient fort bien que son heure était venue; et, fatalité, il ne pouvait absolument pas trépasser, sans qu'un être humain - qui ne fût pas un Lamiña - fût venu le voir et eût récité devant lui une prière, si petite fût-elle ! Les Lamiñak avaient un ami à Gaazetchea ; l'un d'entre eux s'en fût au près de lui : Par grâce, vous allez venir jusque chez nous !... Un de nos compagnons est très mal, et il ne pourra exhaler son dernier souffle que vous ne l'ayez vu et que vous n'ayez dit une petite prière pour lui. Vous aurez un beau salaire : une somme de cinquante francs, sans compter quelques étrenne. Cinquante francs n'étaient pas alors faciles à gagner... La femme de Gaazetchea se résout donc à l'expédition, et advienne que pourra !... Tandis qu'ils s'acheminaient tous les deux vers le pont d'Utsalea, le Lamiña dit à sa compagne :
-" S'il vous arrive d'entendre quelque bruit, tout à l'heure, tandis que vous sortirez de chez nous, ne regardez pas, je vous prie, en arrière ! Allez toujours votre chemin, droit devant vous. Sans cela, vous perdrez votre cadeau, et vous ne vous en serez même pas doutée".
- "C'est bien. Je ne vais certes pas regarder en arrière !"
Les voilà donc près du pont d'Utsalea. Il leur fallait traverser, pour entrer dans la maison. Le Lamiña frappe l'eau avec une sienne baguette, et, tout de suite, l'onde de divise en deux parts. Tous deux ils passent ; et, derechef, de sa baguette, le Lamiña frappe l'eau qui reprend immédiatement sa place. La femme pénètre dans la maison ; elle dit une prière devant le Lamiña expirant et s'apprête à sortir. Mais les Lamiñak n'entendaient pas qu'elle s'en allât ainsi, sans s'être du tout restaurée : Elle mangerait bien une bouchée tout au moins ! Ils lui servent donc un fort bon repas ; et puis, en plus d'une somme de cinquante francs, ils lui remettent une tabatière en or. Ravie, elle s'en retournait donc chez elle. Tout à coup, entendant quelque bruit, elle tourne la tête... Adieu ! Sans même qu'elle s'en rende compte, elle perd... sa tabatière en or ! Toujours avec son Lamiña, elle arrive au bord de l'eau. Comme précédemment, le Lamina prend sa baguette et frappe. Mais, cette fois, l'eau ne s'est point divisée. Il frappe encore une fois ; mais, encore une fois bien inutilement. Dès lors, le Lamiña savait pourquoi l'eau ne se divisait pas ; mais il n'osait pas s'en ouvrir à sa compagne. Une dernière fois, il frappe avec la baguette... Et l'eau de demeurer toujours immobile ! Le Lamiña dit alors à la femme :
- "Vous devez avoir, sur vous, quelque petite chose à nous et que vous aurez prise par mégarde ?"
Elle veut dissimuler et répond :
-" Je ne crois pas, Madame Lamiña !... à moins que ce ne soit quelque épingle... Elle se fouille et dit : Non, non, je ne trouve rien".
- "Cependant, je n'arrive pas à diviser l'eau !... Et dès lors, si vous ne dites pas votre larcin, nous voilà ici pour un moment !"
Et la bonne femme de dire alors :
-" Tout ce que j'ai sur moi, c'est un tout petit peu de votre pain que j'ai pris dans le coin de mon mouchoir, afin de montrer chez moi combien il est blanc". (Il l'était, dit-on, plus même que la neige.)
- "C'est une chose qui peut arriver à tout le monde... Mais on ne peut rien emporter de chez nous. Voilà pourquoi vous me rendrez ce pain, je vous prie, personne ne devant jamais rien voir de ce qui nous appartient".
La brave femme lui rend donc le pain, et à peine la baguette a-t-elle effleuré l'eau, que, tout de suite, cette eau s'entr'ouvre et se range. En même temps aussi s'évanouissait le Lamiña...

La pauvre femme de Gaazetchea, cette nuit, y gagna d'avoir fait son voyage pour rien, car, tandis qu'elle s'en revenait, les cinquante francs fondirent eux aussi dans sa poche ! Voilà pourquoi, de nos jours encore, nous ne savons pas au juste des Lamiñak, ni ce qu'ils sont, ni de quoi ils se nourrissent, ni dans quelles habitations ils vivent.
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MessageSujet: Re: Légendes de 111 à Fin   Légendes de 111 à Fin Icon_minitime2/2/2007, 04:44

Les dettes de Dieu

Le bon Dieu, au temps où il parcourait le monde, arriva un jour avec saint Pierre dans une grande ville. Et pendant que le divin voyageur suivait les longues rues, des pauvres de toute espèce, vieux impotents, vieilles flétries, hommes perclus, enfants affamés, sortaient de tous les coins demandant l'aumône aux passants. L'aumône reçue, les pauvres remerciaient en disant :
-" Dieu vous paiera".
Cette parole, toujours la même, jetait beaucoup d'inquiétude dans l'esprit de saint Pierre, si bien que, n'y pouvant plus tenir, il s'emporta et dit au bon Dieu :
-" Seigneur, je ne veux plus marcher avec vous. Vous avez trop de dettes. Jamais vous ne pourrez payer tous ceux que les pauvres vous envoient".
-" S'il t'ennuie de demeurer avec moi, Pierre, tu peux aller de ton côté", répondit le bon Dieu.
Pierre s'en alla donc en grognonnant. Mais il n'avait pas fait vingt pas que le bon Dieu monta sur une aubépine, toute chargée de ses fruits mûrs. Le bon Dieu secoua les branches de l'aubépine et en fit tomber les fruits. Et chaque fruit devenait, avant d'arriver à terre, une belle pièce d'argent, et chaque pièce d'argent, en arrivant à terre, tintait, tintait si clair et si haut que saint Pierre tourna la tête et vit ce qui se passait. Et revenant en toute hâte, il se courba, ramassa les pièces éparses et les serra dans sa manche.
-" Pierre, Pierre ! lui dit le bon Dieu, attends un peu et laisse cet argent. Tu sais que j'en ai besoin pour payer mes dettes".
-" Ah ! Seigneur ! Vos créanciers, peuvent rester tranquilles, comme je vois. Vous êtes en état de payer toutes vos dettes. C'est pourquoi je marcherai toujours avec vous".
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MessageSujet: Re: Légendes de 111 à Fin   Légendes de 111 à Fin Icon_minitime2/2/2007, 04:45

Le lamiña ravisseur

(version d'Aussurucq)

Marguerite Berterreix, de Cihigue (Soule), gardait ses brebis sur la montagne lorsqu'un Lamiña parut, la jeta sur son dos et l'emporta dans la grotte Lamiñategia, sans faire attention à sa résistance, ni à ses prières, ni à ses cris désespérés.
La nuit venue, ses parents s'inquiétèrent de ne point la voir rentrer. Dès le matin suivant, ils se mirent à sa recherche avec leurs voisins, pensant qu'elle était tombée dans quelque précipice. Mais leur recherche ayant été vaine, ils rentraient chez eux, harrassés, quand un mendiant qui venait d'Aussurucq leur apprit que, la veille au soir, il avait vu entrer dans la grotte Lamiñategia un Lamiña portant sur son dos une fille qui jetait de grands cris. Cette nouvelle accrut le chagrin des parents, parce qu'en cherchant à pénétrer dans la grotte, ils savaient qu'ils s'exposaient à la mort. Or, dans ce temps-là, il y avait dans le pays des hommes sauvages, nommés Maidac, beaux, grands et riches que Roland chassa plus tard ; et toutes les semaines, sur la lande de Mendi, Mairiak et Lamiñak se réunissaient pour assister à quelque spectacle.

Marguerite Berterreix était depuis quatre ans dans la grotte, nourrie par les Lamiñak, entre autres bonnes choses, d'un pain blanc comme neige. Elle avait un fils âgé de trois ans.
Un jour que les Lamiñak se divertissaient au spectacle avec les Mairiak, elle dit à son fils:
"- Reste un moment sans faire de bruit, je reviendrai tantôt."
et sortit de la grotte, puis, à toutes jambes, courut à la maison.

Ses parents eurent peine à la reconnaitre, mais ensuite ils l'embrassèrent bien et songèrent à fêter son retour. La mère seule s'attristait :
"- Les Lamiñak, disait-elle, ne tarderaient pas à venir pour chercher Marguerite, et il était urgent de la cacher."

Tout de suite on alla creuser dans l'étable une grande fosse dont on jeta la terre dehors. On y mit Marguerite ; on couvrit la fosse avec des planches, en ménageant sous la crèche une ouverture pour laisser passer l'air ; on cacha le tout sous la litière, et on rattacha les vaches à leur place habituelle.
La besogne était finie à peine quand les Lamiñak arrivèrent, réclamant Marguerite. Les parents affirmèrent qu'ils ne l'avaient point vue et les invitèrent à visiter la maison. lls le firent et ne découvrirent rien.
Marguerite resta trois jours et trois nuits cachée dans son trou : mais ses parents, craignant la rancune des Lamiñak, prirent le parti de l'envoyer à Paris. Elle n'était pas arrivée au-delà de Tarbes que les Lamiñak étaient dans la maison de Berterreix, recommençant leurs recherches inutiles.
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MessageSujet: Re: Légendes de 111 à Fin   Légendes de 111 à Fin Icon_minitime2/2/2007, 04:45

2 bras, 2pieds, 1 estomac



Un jour, saint Pierre, après s'être livré à de longues réflexions, interrogea le seigneur Jésus:
-" Seigneur, comme nous avons deux bras, deux pieds, deux yeux, deux oreilles, pourquoi n'avons-nous pas également deux estomacs ?"
Et le seigneur Jésus de lui répondre tout de suite:
-" Parceque l'homme aura suffisament de mal a en entretenir même un seul, Pierre."
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MessageSujet: Re: Légendes de 111 à Fin   Légendes de 111 à Fin Icon_minitime2/2/2007, 04:46

Le lamiña et le tailleur de pierres

Voilà bien longtemps, dit-on, il y avait un tailleur de pierre. Estimant qu'il se fatiguait à frapper et qu'il lui valait mieux être autre chose, il voulu être riche. comme il y avait en ce temps-là beaucoup de Lamiñak, un de ces Lamiñak l'entendit et, sur-le-champ, le fait riche. Mais, sous prétexte qu'il y avait encore plus puissant que lui, il en eut assez de son sort, et il voulut être Empereur. Et le Lamiña le fit Empereur. Par un été brûlant, il fut importuné par le soleil, et il réfléchit qu'il lui valait mieux être Soleil. Et le Lamiña le fit Soleil. Mais, le temps s'étant un peu brouillé, un nuage se mit devant lui, et, offusqué, il pensa qu'il lui valait mieux être nuage. Et le Lamiña le fit Nuage. Mais tandis qu'il déversait des trombes de pluie sur la terre, il observa qu'il n'agitait même pas certains gros rochers, et plus tôt que nuage il eût mieux aimé être rocher. Et le Lamiña le fit Rocher. Mais un marteau de fer à la main, un homme le fit sauter morceau par morceau, et il cria qu'il lui fallait être cet homme-là. Et, l'ayant fait Tailleur de pierre, le Lamiña lui dit en le persiflant :

-" Qui a l'un veut avoir l'autre ! Te voilà aussi avancé que devant ! Depuis maintenant, demeurons ainsi : moi Lamiña et toi Tailleur de pierre."

Et le Lamiña ne reparut plus jamais au tailleur de pierre.
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MessageSujet: Re: Légendes de 111 à Fin   Légendes de 111 à Fin Icon_minitime

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